◇ A la suite de Saint Paul ◇

Le diocèse d’Evreux proposait ce pèlerinage en Grèce, du 10 au 18 octobre 2018, pour marcher sur les chemins que Saint Paul a parcourus.
En voici quelques échos.

Sous la conduite du vicaire général, Michel Daubanes,  nous étions quarante-trois pèlerins partis sur les « pas de Saint Paul ».

Silas, Timothée et Paul ont pris ces chemins,
Une itinérance de Kavala à Athènes,
Retour vers le futur pour nous les pèlerins,

Louanges et Eucharisties rythment notre semaine.
Et l’Onde de Lydie nous mène aux Météores,
Sans craintes, nous prions pour nos Frères si près du Ciel,

Puis passant les oliviers encore et encore,
Arrivons à Corinthe, douceur au goût de miel.
Signes ou Sagesse ou Sainteté, Paul persévère,

Depuis Mycènes ou Epidaure sa voix résonne,
Eglise en marche, nos souliers lourds pleurent leur misère,

Sur l’Acropole, Andreas discours et raisonne.
Témoignage saisissant de Seviastianos,

Père Archevêque d’Athènes miséricordieux,
Au chevet d’une Grèce que les puissants cabossent,
Un pays d’accueil pour les pauvres, enfants de Dieu.
Le soir tombe sur Sounion, la lumière renaît en nous.

Marie-Claude et Yannick Jean

 

À Philippes, nous avons célébré la messe, là où Saint Paul a baptisé Lydie et visité l’église St Dimitrios, à Thessalonique. Il n’y a pas de statues mais des icônes. La nef est séparée du chœur par un « iconostase » qui isole le prêtre orthodoxe de l’assemblée pendant l’eucharistie. Ensuite nous avons visité l’arc de Galère et la Tour Blanche de cette ancienne capitale macédonienne puis le site funéraire royal de Vergina riche de salles, objets et couronnes en or.

Nous avons visité le site de Delphes et son musée dont une sphinge ailée et un aurige en bronze retrouvé presque intact. La visite des vestiges donne l’organisation du site avec le temple d’Apollon, des salles au trésor et un théâtre. À Corinthe, nous avons foulé le site de la cité marchande cosmopolite et dissolue. La messe au milieu de ces vestiges nous a permis de ressentir la relation particulière que Saint Paul a nouée avec cette communauté.

À la suite, nous avons visité Mycènes, remarquable forteresse, avec des murs en bloc de pierre qui sont restés parfaitement en place. Nous avons aussi visité le théâtre d’Epidaure, passé sur le canal de Corinthe et acheté les raisins secs du même nom, bien sûr ! À Athènes, au musée de l’Acropole, nous avons découvert les collections trouvées dans les fouilles ainsi que le fronton reconstitué du temple d’Athéna. Chaque élément en pierre de marbre de deux tonnes à l’origine, présente des scènes de la vie avec une grande finesse de réalisation. C’est le plus bel exemple architectural laissé par une brillante civilisation à son apogée. En contrebas nous avons visité l’Agora, place principale de la ville pour le commerce et la vie démocratique très bien organisée à cette époque !

À la pointe du cap Sounion, nous avons découvert le temple de Poséidon qui surplombe la mer, bâti au Vème siècle avant Jésus Christ. Le crépuscule avec le coucher de soleil a amplifié dans nos têtes l’histoire de ce lieu battu par le vent.

Chaque jour, père Michel nous a présenté l’une des lettres de St Paul. Habitués à en avoir des extraits, nous avons beaucoup apprécié d’en approfondir la construction, les appuis ou l’isolement de l’apôtre, la tonalité avec les joies et les difficultés. Avec le livret de pèlerinage nous avons prié et chanté, matin et soir, la liturgie des heures.

Nous revenons avec de très bons souvenirs et des images magnifiques de ces huit jours en Grèce vécus dans une ambiance fraternelle.

Bernard et Geneviève Fagoo

 

Nous avons découvert et prié là où saint Paul évangélisait. C’était très émouvant de marcher sur ses pas, de se retrouver dans les lieux où    il rencontrait les populations pour annoncer la Parole. Nous avons pu rencontrer l’archevêque catholique d’Athènes qui nous a parlé des relations assez difficiles avec certains courants de l’Église orthodoxe (98 % de la population).

Marie-Geneviève et André Raimbault, Armelle et Henri de Saint Priest

 

Paysages magnifiques, temps radieux, guide exceptionnel très cultivé, topos sur les lettres de saint Paul et célébrations minutieusement préparés par père Michel, messes et prières animées par de petits groupes, rencontres locales avec des communautés chrétiennes… tout portait à la prière. Désormais, nous ne méditerons plus les lettres de Saint Paul et les Actes des Apôtres de la même façon.

Françoise Molle